« À table ! », éditorial de Madame La Rectrice

 

« À table ! »

S’il faut en croire l’étymologie, la table est liée à la planche.

« Plancher », « mettre la main à la pâte » sera une gageure de qualité pour participer à la prochaine édition du Printemps de l’écriture 2020, qui conviera tous ses participants à mijoter de nombreuses recettes d’écriture.
De la planche de bande dessinée à l’écriture de nouvelles diverses, les candidats verront dans leur menu de nombreux ingrédients relevant des différentes catégories que nous offre ce généreux Printemps de l’écriture.

Phrase nominale vociférée à plusieurs reprises par une troupe affamée d’usurpateurs d’identité dans La Vie parisienne d’Offenbach, leitmotiv de Thyeste à Gervaise et son banquet digne de Platon dans l’Assommoir, « A table » multiplie ses apparitions dans la littérature et les différents arts. Des personnages grotesques comme « Gnathon » dans Les Caractères de La Bruyère jusqu’à Gargantua de Rabelais, la table, ronde ou sous toutes ses formes, sera, telle le Graal, la véritable quête d’inspiration des écrivains en herbe (ou aux fourneaux).

Le goût de la cerise ou celui des autres sera ainsi l’occasion de mettre les pieds dans le plat de cette thématique éternelle, universelle, vitale.

Comme tous les goûts sont dans la nature et cerise sur le gâteau, la nouvelle catégorie « théâtre » permettra aux élèves de concocter de savoureux dialogues afin de se délecter de ces nouvelles nourritures terrestres.

Le Printemps de l’écriture, concours académique d’envergure, s’inscrit pleinement dans les priorités ministérielles réaffirmées par le Ministre Jean-Michel Blanquer concernant les domaines de la lecture et de l’écriture à mettre au premier plan de l’éducation artistique et culturelle des élèves. C’est pourquoi nous ne doutons pas que les équipes pédagogiques et les élèves sauront se saisir au mieux de ces vertiges et de ces surprises pour enrichir leur Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle.

Sophie Béjean